Nous recrutons

Un(e) éducateur(trice) spécialisé(e) pour un CDI temps plein dans les conditions ACS

Responsabilités

Sous l’autorité directe de la direction, l’éducateur/trice accompagnera au quotidien, les jeunes âgés de 13 à 18 ans :
- dans le cadre d’ateliers et de projets collectifs:
L’accompagnement collectif est envisagé comme un réel outil de travail pour mettre les jeunes en situation de découverte et d’apprentissage, d’ouverture, d’adaptation à des situations nouvelles où les capacités de chacun sont exploitées. La vie collective est organisée selon les méthodes pédagogiques actives et participatives qui privilégient le vécu et l’expérimentation. Seuil considère que la citoyenneté ne se décrète pas mais bien qu’elle se vit. Dans cette optique, nous souhaitons donc renforcer le pouvoir démocratique des jeunes et envisageons, à travers un processus d'apprentissage, la citoyenneté à trois niveaux : la pratique, l’analyse et l’action.
- dans le cadre d’un accompagnement individualisé:
Afin de permettre l'émergence d'un désir, la dimension individuelle travaille à partir de l'individu et de ce qui le caractérise (ses besoins, ses aspirations, ses craintes, ses lacunes et ses compétences). Dans le but d'identifier ce désir, tout un travail de "ré-appropriation" de ses choix est mis en place. Ce travail a pour objectif de mettre le jeune au centre de sa vie et de ses actions tout en s'imprégnant, notamment, de son contexte de vie. Toute une palette d'outils variés lui est proposée afin de susciter son envie d'apprendre (tel que le projet de recherche), renouer avec le plaisir de faire et d'agir pour soi (tel que le projet personnel), rencontrer l'Autre pour (soi et les Autres) se voir autrement (l’engagement citoyen et l’immersion professionnelle), se projeter dans le temps ( travail autour du rythme de vie ainsi que sur un avenir proche ou lointain), etc..


Dans ce contexte, l’éducateur/trice devra être capable :

  • de faire preuve d’écoute et d’empathie ; la notion d’accueil est primordiale à Seuil.

  • d’imaginer, de mettre sur pied et d’accompagner les jeunes dans les différents projets et ateliers collectifs mais aussi dans leur cheminement personnel respectif (importance de « sortir des sentiers battus »)

  • de s'adapter à l'environnement de Seuil et au contexte de travail en SAS

  • de travailler en équipe

  • d’organisation

  • de souplesse (horaire) : il s’agit d’un accompagnement qui s’organise principalement en journée du lundi au vendredi mais une disponibilité en soirée/nuit (résidentiel) peut être ponctuellement demandée.

  • de flexibilité : pour faire face aux nombreux imprévus que l’accompagnement des jeunes engendrent…

Profil recherché :

Conditions ACS indispensables !
Diplôme requis :

  • Graduat éducateur, pédagogique ou social

  • Atouts :

  • Expérience dans l'aide à la jeunesse et/ou dans l’enseignement avec un public adolescent

  • Connaissance du fonctionnement de l’enseignement

  • Intérêt pour une approche éducative prônant la citoyenneté et l’émancipation du jeune

  • Intérêt pour la jeunesse, la protection de la jeunesse et la défense des droits de l’enfant.

  • Permis de conduire B


Postuler :
Envoyer CV et lettre de motivation uniquement par mail à info@seuil.be
• Entrée en fonction immédiate
• Barème de l’Aide à la Jeunesse (FWB)
• Commission paritaire 319.02

 

 Lettre ouverte 

Considérer la jeunesse dans sa capacité à assumer la crise

La jeunesse se résigne, s’éteint, se referme. Les jeunes vont mal. Les mesures sévères de restriction de mobilité et de liberté, qui protègent les aînés et les plus fragiles, impactent durement et durablement les jeunes. Il ne faut pas opposer l’un à l’autre, mais considérer les deux de manière nuancée et faire confiance aux jeunes dans leur capacité à assumer la crise, sans mettre en péril leur propre avenir.


Nous, Acteurs de la jeunesse et de l’aide à la jeunesse, faisons le constat auprès de nos jeunes de crises d’angoisse, de décrochages scolaires massifs, d’appels à l’aide, d’abus de psychotropes, de somatisations, de marginalisations, de dépressions, de passages à l’acte et de suicides…


Les jeunes ont besoin de contacts, d’expériences, de découvertes, de mouvement, de relations incarnées, de liberté. C’est naturel, c’est dans leur construction identitaire, et par ailleurs inscrit dans la Constitution. Pourtant, on leur a retiré la plupart de ces libertés fondamentales depuis le printemps dernier, et les perspectives ne s’annoncent guère réjouissantes…


Nous devons les protéger et non les sacrifier.


De l’ « animal social » d’Aristote aux études les plus récentes en psychologie sociale, un immense corpus de connaissances démontre que notre personnalité se construit dans la relation et l’interaction. On ne peut vivre seul. Encore moins se construire seul. Or, aujourd’hui, il est demandé aux jeunes de ne pas sortir sous peine de répression, de cesser presque toute activité et de se former retranchés dans leur chambre, cette « cellule d’enfermement » qui induit perte de rythme, de structure, de contacts et d’activités. Ceci à un moment de leurs trajectoires personnelles où ces éléments sont littéralement vitaux. Plus les mesures de confinement se prolongent, plus la crise sanitaire prend la forme d’une crise existentielle chez les jeunes.


Les règles sanitaires doivent être conçues dans la nuance des publics auxquels elles s’adressent, sous peine de produire des dommages collatéraux irréversibles, et de sacrifier les jeunes sur l’autel d’une santé publique sélective. Les professionnels de la jeunesse et de la psychiatrie tirent la sonnette d’alarme. Les mesures de précaution doivent être proportionnées. Nous recommandons la mise en place de mesures modulées pour chaque tranche d’âge, adaptées aux besoins de chaque génération. Nous demandons qu’une politique de santé mentale soit pensée et générée de manière consubstantielle à la politique sanitaire.


Concrètement, nous demandons des bulles plus élargies pour les jeunes (a fortiori en extérieur), un retour aux cours en présentiel (avec les gestes barrières assumés), un plan d’aide psychologique (plus que le numéro Vert !) et d’aide scolaire, une réflexion approfondie sur les modalités d’un apprentissage scolaire où les activités à l’extérieur sont priorisées, une réouverture des maisons de jeunes, un retour aménagé vers les mouvements de jeunesse et l’éducation permanente, des interventions constructives et préventives de la police, …


Pour être concrets et éviter de verser dans la caricature : par « allègement des mesures », nous n’entendons pas « festivals », « rave party » ou « lock down party », mais ici nous parlons d’aller s’assoir sur un banc, de côtoyer ses camarades de classe, de faire du sport en équipe et à l’extérieur, de vivre ses apprentissages en réel et non en virtuel,…


Jusqu’à présent, et depuis près d’un an maintenant, les Acteurs de la jeunesse et de l’aide à la jeunesse ont été compréhensifs et ont composé avec les règles imposées en faisant preuve de créativité et de souplesse dans l’intérêt des jeunes. Mais aujourd’hui, force est de constater que malgré les efforts fournis, l’impact des mesures de confinement sur les jeunes dépasse l’acceptable. Les jeunes commencent à perdre le goût de vivre. Alors évitons que l’État sanitaire ne leur vole leur bien le plus précieux : le sens de l’existence.


La Plateforme pour le Service Citoyen - Le Service d’Accrochage Scolaire SEUIL – Dynamo International mobilité - L’École secondaire Lycée Martin V – La Maison des jeunes Chez Zelle - L’AMO La Chaloupe Aviva Depauw, pédopsychiatre

 
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